Conserver le matcha à l'abri de la lumière, de l'humidité et des odeurs
Manipuler avec délicatesse, la laque ancienne est sensible aux chocs et aux rayures supplémentaires
Nettoyer uniquement avec un chiffon doux et sec, jamais humide
Ne jamais exposer à la chaleur directe, au soleil prolongé ou aux variations brutales d'hygrométrie
L'usure existante est une qualité, ne jamais tenter de restaurer ou de relaquer
Se pose avec majesté sur un plateau de cérémonie ou un socle de présentation
Le monastère de Negoro-ji, fondé au XIe siècle dans la province de Kii, était l'un des plus puissants du Japon médiéval. Ses moines produisaient en grande quantité des objets laqués pour les rituels bouddhistes, ustensiles de cuisine, plateaux, boîtes et contenants de toutes sortes. La laque rouge sur fond noir, sobre et durable, était le choix pratique et spirituel d'une communauté qui valorisait l'endurance sur l'ornement.
Ce que personne n'avait prévu, c'est que l'usure de ces objets au fil des décennies et des siècles produirait quelque chose d'une beauté imprévue : ce jidai, cette patine du temps, où le rouge et le noir se mêlent en proportions toujours uniques selon l'histoire précise de chaque pièce. Les maîtres du thé de la période Muromachi furent les premiers à reconnaître cette beauté accidentelle et à la placer au rang de qualité suprême. Depuis, le Negoro usé est l'un des objets les plus recherchés du monde de la cérémonie du thé.
Ce pot a été tenu par des mains que nous ne connaîtrons jamais. C'est aussi cela, sa valeur.